Conférence: Les premiers pas de l’avocat d’affaires

Mercredi 26 novembre, les étudiants et invités d’HEAD ont eu la chance d’assister à une conférence présidée par Maître Matthieu Brochier, associé du cabinet Darrois-Villey-Maillot-Brochier, sur le thème « Les premiers pas de l’avocat d’affaires ».
Maître Brochier avait pour cette occasion convié deux de ses confrères, Maître Olivier Hugues Despointes, également associé du cabinet Darrois-Villey-Maillot-Brochier, et Maître François Kopf, associé fondateur du cabinet Dethomas-Peltier-Kopf-Juvigny, à venir partager leurs premières expériences professionnelles. 

Des nombreuses anecdotes révélées par les intervenants présents, sont ressortis trois grands axes de réflexion à adopter par les nouveaux ou futurs jeunes avocats. 

Prise de risques, saisie des opportunités.

Au début de sa carrière, un avocat doit savoir « jouer des coudes ». Si l’on dispose d’une capacité d’écoute et d’apprentissage importante et d’un bon caractère, il est possible de se faire une place confortable au sein d’un cabinet, et se créer une clientèle personnelle. 

Il faut également savoir saisir les opportunités de carrière lorsqu’elles se présentent, sans trop se limiter dans une voie prédéfinie. A l’image des avocats présents, il arrive de passer par des chemins inattendus pour arriver à la carrière que l’on souhaite.

 

Capacité de réflexion et de remise en question.

Lorsqu’il débute comme collaborateur junior, un jeune avocat ne sait évidemment pas tout faire. Toutefois, il doit savoir réfléchir, raisonner et mobiliser les connaissances nécessaires pour résoudre les problèmes qui lui sont posés. 

Les associés n’attendent pas des nouveaux avocats qu’ils aient de l’expérience, mais de la présence d’esprit et de la réactivité face à une question. Si l’on est jeune avocat, c’est que l’on a déjà démontré ses capacités de réflexion.

En outre, il faut savoir tirer les leçons des erreurs commises et des corrections qui sont faites par les avocats plus expérimentés, c’est la condition pour toujours s’améliorer.

Le conseil juridique est très concret : un client pose une question et attend une réponse pratique. Il faut lui répondre précisément, avec un raisonnement construit, et conclu. Le client ne souhaite pas se voir développer toutes les sources et éléments qui ont permis d’atteindre la solution. Il est nécessaire de toujours avoir ce souci de simplicité. 

 

Autonomie, mais toujours sous contrôle.

Le jeune avocat est celui qui fait preuve de dynamisme. Il ne se repose pas sur l’associé, sur les recherches qu’il a effectuées. Il prend l’initiative de mener le raisonnement au bout, doit être investi dans le travail. 

En tant que jeune avocat, l’autonomie est intéressante et importante, mais il ne faut pas oublier de vérifier les raisonnements adoptés et de demander conseil aux avocats seniors. Il est également important de savoir prendre de la hauteur sur les dossiers pour toujours garder à l’esprit la question du contentieux en cas d’erreur. L’avocat est responsable des conseils qu’il prodigue.

Le jeune avocat doit également suivre l’actualité législative, les ordonnances, les décisions de jurisprudence, afin de ne pas être pris de cours, rater une nouveauté et risquer de donner un conseil erroné, qui peut avoir de graves conséquences, pour le client comme pour l’avocat.  

 

En définitive, les qualités nécessaires à un jeune avocat, qui sont par ailleurs mises en valeur au sein de l’Ecole HEAD, sont la détermination d’abord, impliquant de savoir prendre des risques et de saisir les opportunités, la capacité d’auto-formation ensuite, à savoir être le propre acteur de sa formation et se remettre en question, et des dispositions relationnelles enfin, nécessaires pour cette profession faite de rencontres et de contacts à nouer.

 

par Anna Gleize, promotion 2014-2015

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