Interview: Lisa, étudiante en échange à Boston Law School

 

Fraîchement rentrée sur le sol français, je suis heureuse aujourd’hui de pouvoir vous conter combien m’a été bénéfique mon expérience en tant qu’étudiante en dehors de nos frontières…

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  •  Pourquoi avoir choisi Boston comme destination ?

Le choix de Boston s’est fait suite à la signature d’un programme d’échange entre Boston College Law School et HEAD nous permettant de suivre, au choix, le programme JD ou le LL.M. Boston étant l’une des villes américaines les plus peuplées par les étudiants, cela représentait une intégration idéale pour ma première expérience à l’étranger.

Au cours de ma scolarité  à HEAD, les étudiants de BCLS, eux aussi en échange, m’ont conforté dans mon choix, notamment sur les infrastructures, très représentatives de l’image que l’on a des universités américaines. Un campus gigantesque abritant de nombreuses bibliothèques et cafétérias ouvertes tard le soir, des complexes sportifs hors normes, des boutiques sponsorisées par l’université… Ce n’est donc pas une légende, les universités américaines sont telles qu’on les voit dans les séries américaines.

  • Que penses-tu de l’université et de son fonctionnement ?

La possibilité de choisir les cours avant la date de la rentrée m’a permis de réfléchir intelligemment à la spécialité que j’allais suivre, je me suis ainsi orientée vers la procédure collective/Bankruptcy. Je me rappellerai toute ma vie mon premier cours à Boston, assuré par le professeur Hilinger. Un vrai show à l’américaine! Impossible de ne pas s’intéresser puisqu’elle nous tient en haleine du début à la fin!

Le système d’apprentissage est différent du nôtre puisqu’il nous est demandé de nous imprégner du cours avant même de le suivre. Les fameux « readings » dont nous autres, français, ne comprenons pas l’intérêt. Pourquoi apprendre avant d’aller au cours ? L’explication, selon moi, c’est de permettre aux jeunes américains de se sentir à l’aise à l’oral. Cela amène une interaction entre les professeurs et les étudiants que l’on retrouve très peu sur les bancs de l’université en France.

  • Comment s’est passée ton intégration sur place ?

Socialement, l’échange avec une université est très confortable. J’ai été accueillie par les étudiants américains qui avaient passé un semestre au sein d’HEAD, ils m’ont ainsi guidé, comme nous l’avions fait, dans mes premiers pas au sein de leur université.

En tant qu’étrangère, c’est un réel challenge personnel d’essayer de créer des liens avec les autres étudiants. Un conseil : ne restez pas avec des français, choisissez une collocation avec des américains, faites les travaux de groupe avec des étudiants étrangers, nombreux sur le campus.

La conduite à suivre : ouverture d’esprit, curiosité, humilité et sociabilité.

  •  Comment considères-tu ton expérience, maintenant que tu es de retour parmi nous ?

La raison pour laquelle je me suis lancée dans l’aventure est simple : vivre une expérience qui aura un impact sur le plan professionnel et personnel. Fraichement admise au CRFPA, je me destine à une carrière en droit des affaires, la pratique de l’anglais n’est pas « un plus », c’est une nécessité si l’on veut intégrer les grands cabinets. Outre la pratique de l’anglais, c’est l’immersion au sein même du pays qui compte, l’important est de pouvoir enrichir son profil pour s’ouvrir des portes et ainsi optimiser ses chances sur le marché du travail.

Au delà des raisons professionnelles qui m’ont conduit à partir aux États Unis, l’humain, la découverte d’une autre culture aussi importante que peut être la culture américaine aujourd’hui dans le monde, ont fait mûrir mes projets. J’ai la conviction que le voyage forme la jeunesse mais aussi forme des citoyens du monde.

  •  Aurais-tu une dernière chose à rajouter ?

Comme on le dit souvent « On n’a qu’une vie », alors saisissez votre chance et ne regrettez rien!

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