Le rapport Haeri sur l’avenir de la profession d’Avocat

L’avenir de la profession d’avocat

Le 22 février 2017 l’école HEAD et Matthieu Brochier, Avocat associé au sein du cabinet Darrois Villey Maillot Brochier et Coordinateur de la Clinique du droit HEAD, ont eu le plaisir de recevoir Maître Kami Haeri et Maître Eléonore Hannezo pour échanger sur le contenu du rapport intitulé « l’avenir de la profession d’avocat ».

Maître Eléonore Hannezo  a indiqué que l’un des objectifs du rapport était de dresser un bilan représentatif de la profession, avec cette particularité que le métier est exercé de façon différente en fonction du lieu d’exercice (Paris-Province), de l’âge de l’avocat et des structures d’exercices. Les avocats qui exercent à titre individuel et ceux qui travaillent pour des grandes entreprises ne font pas le même métier.Le rapport a abordé 6 thèmes majeurs.

  1. Les divers profils de l’avocat
  2. La Formation
  3. Les Nouvelles technologies
  4. La Mixité et parité
  5. La Mobilité de l’avocat
  6. Comment Etre heureux

Kami Haéri a rappelé en préambule que la profession d’Avocat était très solide, qu’elle avait traversé des crises sociales, économiques ainsi que des guerres.

Aujourd’hui la profession se développe, elle créée de la richesse et les revenus des avocats ont augmenté malgré la multiplication du nombre des avocats. En 20 ans, la profession a doublé d’effectif mais les revenus ont triplé.

Les mutations n’ont jamais été aussi nombreuses. Il y a une transformation de la profession à travers le numérique.

Quel en sera l’impact sur l’exercice de la profession ?

Le rapport a essayé de définir quelle sera la société de demain.

Qui seront nos clients dans 10 ans et comment vont-ils travailler ?

Il y a 20 ans, le rapport à la profession ainsi que le respect des institutions n’était pas le même, cependant la profession d’avocat reste assez traditionnelle.

Le rapport a également étudié la situation des notaires qui subissent ces transformations et s’est penché sur le monde de l’entreprise qui est confronté à ces changements depuis longtemps.

Dénominateur commun : la profession sera désacralisée. Chez les clients, les avocats sont perçus comme compétents, réactifs mais chers.

Le numérique, outil d’Intelligence Artificielle, phénomène sociologique, permettra d’avoir accès à un avocat plus vite et d’avoir les réponses plus rapidement.

Les avocats sont déjà impactés par le numérique avec l’accès à certains actes rapides et à moindre coût.

L’Avocat devra être capable de répondre à ce besoin de droit différemment.

L’apparition de l’Intelligence Artificielle va raboter l’activité des jeunes collaborateurs qui vont devoir s’emparer du numérique pour travailler leur visibilité et leur communication. Aujourd’hui on peut avoir une application avec le nom de son cabinet.

Il ne faut pas avoir une approche conservatrice par rapport à l’information dont peut bénéficier un client. Le trop d’informations fait aussi que le client a besoin de l’avocat pour être orienté et accompagné, l’avocat va devoir vendre de l’intelligence.

Il va y avoir un changement du travail du collaborateur ainsi que dans la relation client-avocat.

Aujourd’hui les avocats sont consultés plus tôt en amont du contentieux. Il ne seront plus ceux qui offrent l’information mais ceux qui offrent le conseil.

Kami Haeri a conclu le rapport sur ce constat : notre monde avance dans celui de l’innovation, de la mobilité, de la pluridisciplinarité, et dans celui de l’excellence.  

Notre profession a en main toutes les cartes, elle possède tous les talents : compétence, jeunesse, liberté, histoire. Elle peut incarner toutes les espérances. 

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