Revivez la conférence HEAD : Faut-il exercer la profession d’avocat dans une petite ou grande structure ?

Mercredi 8 janvier, l’amphithéâtre d’HEAD ne désemplit pas en fin de journée et nombreux sont les étudiants juristes venus écouter les expériences partagées de deux avocats partenaires d’HEAD, Alexandre de Fontmichel, Fondateur du cabinet SVL&F et Emilie Vasseur, Senior Counsel du cabinet Darrois Villey Maillot Brochier.

Petite ou grande structure : une notion à géométrie variable

Les critères de définition de petite ou grande structure varient considérablement selon le barreau ; ainsi un cabinet composé d’une vingtaine d’avocats figure parmi les grandes structures dans une capitale régionale alors qu’il constituerait une petite structure pour le barreau de Paris.

Quelle charge de travail ?

Qu’il exerce dans une petite, moyenne ou grande structure, l’avocat travaille beaucoup. « On ramène du travail chez soi, on ramène du travail en soi » souligne Alexandre de Fontmichel qui n’hésite pas à comparer les dossiers à « une compagnie permanente ».

Dans une structure moyenne, il existe quelques dossiers emblématiques confiés à quelques associés aisément identifiables. Dans les grosses structures, la chaîne de commande est souvent plus longue et se présente comme suit client ≥ associé ≥ associé junior ≥ collaborateur ≥ stagiaire.

Dans les structures de taille plus réduite, le collaborateur junior peut avoir être immédiatement en relation avec le client.

A la question soulevée par un étudiant sur la vigueur de la compétition au sein des grandes structures, Maître Emilie Vasseur répond « quelle que soit la dimension du cabinet, la compétition est d’abord celle que j’exerce sur moi-même » ; pour le jeune avocat, « il s’agit de s’assurer chaque jour qu’il répond au mieux aux attentes du cabinet et des clients et qu’il est à la hauteur de la mission confiée tout en veillant à maintenir un équilibre de vie ».

Les avantages d’une grande structure

Le jeune avocat a l’occasion de travailler pour des associés exigeants et stimulants qui favorisent la progression intellectuelle notamment rédactionnelle ; les opportunités de maintenir l’équilibre contentieux/conseil sont réelles et probablement supérieures à celles envisageables dans une structure de dimension limitée. La mise à disposition du confort matériel et des ressources humaines de la grande structure constitue également un atout. Quand on avance dans la profession, on découvre également le confort de pouvoir s’appuyer sur le poids de la structure pour s’affirmer face aux clients y compris pour lui dire non.

Les avantages d’une petite structure

Au sein d’une structure de dimension réduite, le jeune avocat est plus rapidement en relation immédiate avec le client et peut développer une clientèle personnelle; il a la possibilité de traiter les dossiers dans leur intégralité et pas seulement de façon parcellaire. Le jeune praticien se familiarisera plus vite avec les actes de procédure et la plaidoirie.

Plus que la taille du cabinet visé, ce sont la notoriété et « la marque » de celui-ci qui comptent.

Ceci dit, il est plus facile de quitter une petite structure pour une plus grande que l’inverse.

L’intuitu personae peut également influer sur le choix de la structure d’exercice «  Au-delà de la taille de la structure, attachez-vous aux personnalités de votre patron et de l’équipe que vous intégrez ! » propose Emilie Vasseur.

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